Mc Coy Tyner - The Real Mc Coy

Mc Coy Tyner - The Real Mc Coy

24,00 €Prix

The Real McCoy est enregistré en un jour, le 21 avril 1967, au studio de Rudy Van Gelder à Englewood Cliffs et représente le premier album de Tyner pour le label Blue Note. Pour le pianiste cet album marque un tournant : jusqu'ici ses enregistrements solos pour le label Impusle s'efforçaient de rester dans un cadre plus traditionnel avec l'interprétation de standards et mettaient l'accent sur la formule du trio avec basse et batterie.

 

Le premier morceau Passion Dance est ancré dans le style Jazz modal cher à Tyner et se caractérise par un tempo appuyé, l'accent étant mis sur l'énergie et le rythme notamment grâce au jeu d'Elvin Jones5. Pour Tyner : « Je trouvais que cela ressemblait à un genre de danse amérindienne. ça évoquait les rituels et les états de transe. Au niveau de la structure, nous improvisons dans une seule tonalité, Fa, et ça permet une invention mélodique plus libre. »

 

Le second morceau, Contemplation, est une ballade. « Le morceau faisait penser à un homme seul. Un homme songeant à ce que la religion signifie pour lui, songeant au sens de la vie. Il y avait un caractère spirituel. C'est essentiellement en 3/4, et c'est une mesure intéressante parce que l'on peut utiliser, comme nous le faisons ici, de nombreux rythmes à l'intérieur de celle-ci. »

 

Four by Five renoue avec un tempo rapide et une exploration du rythme comme l'indique le titre. « La mélodie est construite comme s'il avait un centre, c'est en 4/4 à l'extérieur et en 5/4 à l'intérieur. Mais non improvisons comme s'il n'y avait pas de centre, on improvise qu'en 4/4. »

 

La ballade qui suit, Search For Peace, met l'accent sur le lyrisme et la mélodie et souligne à nouveau la spiritualité de la musique de Tyner : « J'ai choisi ce titre car il y a un sentiment de tranquillité. Tranquille et personnelle. C'est très difficile de verbaliser la musique; ce qui important est ce que l'auditeur lui-même ressent lors de l'écoute. Mais ce que j'arrive à verbaliser, c'est une soumission d'un homme à Dieu, en se donnant à l'univers. »

 

L'album se clôt sur Blues on the Corner, un blues relevé qui marque avant tout l'interaction des musiciens. « Quand je grandissais à Philadelphie, certains gamins que je connaissais aimaient traîner au coin de la rue. Et c'est un peu une image musicale de cette scène. »